Bienvenue sur ce blog qui traitera d’animes et de mangas, bref de trucs d’otaques. Mon premier article porte sur un anime qui me tient à cœur : Tengen Toppa Gurren-Lagann.
Né au beau milieu de l’année 2007 et dernier né du célèbre et ô combien talentueux studio Gainax (Nadia, Gunbuster, Evangelion..) adepte des productions originales, Tengen Toppa Gurren-Lagann – ou plus simplement Gurren Lagann voir TTGL – est un anime du genre action/mecha/comédie en 27 épisodes complètement déjanté. Si je devais décrire Gurren Lagann en un mot, ce serait démesure.
Introduction
L’histoire commence dans le village souterrain de Jiha, dans lequel vivent Simon, un jeune foreur de petite taille et crasseux ayant perdu ses parents lors d’un des fréquents tremblements de terre qui oppressent les villageois et Kamina, un jeune homme au caractère bien trempé que Simon considère comme son grand frère, bien qu’ils n’aient aucun lien de parenté entre eux.
Si Simon ne semble avoir pour seul intérêt que la découverte de nouveaux trésors via son travail de foreur, Kamina lui veut détruire le plafond du village pour revoir la surface qu’il a le souvenir d’avoir observée avec son père quand il était enfant.
Un jour, suite à la découverte par Simon d’un étrange pendentif en forme de vrille, Kamina s’enflamme et prononce alors que la vrille de Simon percera les cieux. S’en suit une tentative amusante pour Kamina et Simon de traverser le plafond du village à l’aide de taupes-cochons, animaux étranges servant de repas aux villageois, stoppée net par le chef du village qui leur met un bon coup de fourreau dans la tronche. Ce dernier, en plus d’être persuadé que la surface n’existe pas, est particulièrement méprisant envers Kamina qu’il considère comme un vaurien et qu’il met dans une cellule pour l’amener à réfléchir sur son acte. Le soir même, alors que Kamina rêve de manger un bon steak de taupe-cochon, Simon vient lui rendre visite dans sa cellule et lui annonce qu’il a découvert un énorme visage.
C’est alors que, pris en flagrant délit de fuite par le chef du village, un évènement alors inconcevable se produit : le plafond s’écroule, faisant tomber un énorme monstre effrayant au beau milieu du village. Alors que tous les villageois se cachent par peur, Kamina fait preuve de virilité et de vantardise en faisant face au monstre dont il ne sait rien : mais une chose était désormais sure pour lui, la surface existait bien.
C’est alors que descend depuis le plafond une jeune fille à la plastique de rêve armée d’un fusil qui tire plusieurs rafales sur le monstre . Cette dernière dit s’appeler Yoko, venir d’un village voisin appelé Littner situé en surface, et que le monstre qui est tombé de la surface se nomme un “Ganmen”. Il se trouve alors que l’énorme visage qu’à découvert Simon est en fait un Ganmen miniature pilotable qui peut interagir avec l’étrange vrille qu’il a trouvée. En se servant du Ganmen miniature, que Kamina baptisera Lagann, nos protagonistes vaincront le Ganmen ennemi et s’envoleront à la surface.
C’est pour Simon et Kamina le début d’une nouvelle vie, d’une nouvelle destinée, et pour nous spectateurs le début d’un voyage exceptionnel et innoubliable.
C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes
Gurren Lagann, c’est avant toute chose la fusion du shonen nekktesu et du mecha. Un mélange qui m’a paru étrange sur le coup mais qui en réalité est une union parfaite de 2 genres d’animes que je pensais totalement différents.
Ainsi, Gurren Lagann arrive à renouveler le coté mecha en offrant aux Ganmens des designs loufoques et originaux, chacun possédants ses propres aptitudes, fonctions et attaques spéciales déjantées, mais aussi en proposant tout un tas de bonnes idées comme faire fusionner les Ganmens entre eux pour former des Ganmens toujours plus puissants et démesurés (qui n’est pas vraiment une idée originale en soit étant donné que la fusion semble faire parti du quotidien des animes mechas de type “Super Robot”), ou encore faire parler les Ganmens à la place des personnages pendant les dialogues, donnant ainsi l’impression qu’ils parlent, ont des réactions, bref qu’ils sont vivants comme les humains, et que comme ces derniers ils se développent et évoluent constamment. J’ai aussi trouvé l’idée de lier le Ganmen et le pilote par la volonté de ce dernier à combattre très intéressante, cela ne fait que renforcer le coté alter ego des Ganmens. Tout cela ajoute une grande touche de fraicheur et d’humour supplémentaire à l’anime qui est loin de proposer cela pour unique atout.
Pour ce qui est du coté shonen nekketsu bah c’est simple, on se retrouve avec de l’action, de l’humour, des personnages stéréotypés au possible avec Simon jouant le perso principal faible, peureux et incapable de se débrouiller tout seul, Kamina celui de la tête brulée virile et charismatique qui n’a peur de rien et qui va toujours de l’avant, et Yoko celui de la bimbo de (fan)service, à la poitrine plus que généreuse pour son jeune âge (bon, c’est pas pour nous déplaire faut bien l’avouer).
Alors oui, Gurren Lagann n’innove en rien le shonen classique. Sauf qu’il arrive à prendre chaque caractéristique du genre, à l’exploiter à 200% et à mijoter le tout pour donner un truc génial avec pourtant des recettes de bases déjà exploitées à la chaine dans le beau monde du shonen. Ainsi l’action, omniprésente dans Gurren Lagann, grâce à la qualité et le dynamisme de l’animation dirigée par Hiroyuki Imaishi qui nous montrait déjà à quel point son style d’animation colle parfaitement avec le coté déjanté qui veut se dégager des œuvres pour lesquelles il bosse (comme Re: Cutie Honey par exemple) disproportionne totalement le coté loufoque déjà très présent à la base des diverses scènes d’actions et des coups spéciaux des Ganmens, pour un rendu visuel irréprochable.
Pour ce qui est de l’humour, Gurren Lagann arrive à faire mouche d’une part grâce à ses nombreux personnages secondaires servant à placer de l’humour tout con mais vachement efficace en les personnes de Leeron, Kittan, Attenborough ou de “Koko-jii” par exemple, qui ont des rôles totalement useless pour ces deux derniers mais qui font marrer quand même, d’autre part et surtout grâce aux relations entre les divers protagonistes principaux ou plus importants et leurs caractères spécifiques, qui sont très appréciables et tous bien différents.
A la base, même le scenario de Gurren Lagann peut sembler basique et déjà vu : des humains qui combattent dans des mechas contre des humanoïdes pour survivre et défendre les habitants de la Terre de la menace ennemie, c’est sur que bon. Sauf qu’en réalité, l’histoire est bien plus aboutie que ca et il serait dommage de garder en tête qu’elle ne se limite qu’a ca. En effet, plus on avance dans l’aventure et plus on prend conscience que l’univers de Gurren Lagann est démesurément grand, avec à chaque épisode son lot de révélations, de nouveaux personnages, de rebondissements…en particulier un certain épisode qui est la preuve que Gainax sait faire dans l’inconcevable..mais chut, je me tais !
La cerise sur le gâteau vient de la bande son de l’anime, un pur régal auditif qui colle parfaitement avec l’ambiance de la série et dont certaines musiques ne peuvent que donner quelques frissons en repensant à des moments epics, qui sont monnaie courante dans Gurren Lagann. J’aurais une petite préférence pour libera me from hell, un superbe et improbable mélange entre du rap et de l’opera. Les Openings interprétés par Shoko Nakagawa reprenant 2 passages différents de sa chanson Sora iro days sont aussi de toute beauté et très entrainant, comme les Endings de l’anime.
Il faut aussi savoir que Gurren Lagann, c’est bien 27 épisodes, mais qui se coupent en 2 parties bien distinctes. Si la première partie (episode 1 – 15) est un gros concentré de fun et d’action avec une ambiance déjantée et un peu insouciante je dirais, la seconde (episode 17 – 27, l’episode 16 étant un résumé de la première) est totalement différente, si bien qu’on pourrait presque penser à 2 animes différents ! En effet, exit le coté rigolade, on passe maintenant à un anime sérieux, à l’histoire encore plus fouillée et intéressante que dans la première partie, où TOUT à évolué. Et c’est non seulement au tout début mais aussi à la toute fin de cette dernière “saison” qu’on se rend compte du chemin parcouru depuis le début, en se disant que changer le monde et atteindre jusqu’à l’infinie étendue de la galaxie toute entière en partant de sous la terre, c’est quand même formidable. En fait oui, c’est un peu l’extrême opposé, le tout au tout qui sépare le début et la fin du périple, qui m’aura fait pleurer des larmes viriles en me disant que j’ai vécu une aventure incroyable, inégalée.
Conclusion
Doté d’un nombre de qualités impressionnant et de très peu de défauts, Gurren Lagann se place aisément dans ce qui se fait de mieux et dans le mecha et dans le shonen nekketsu aujourd’hui, en arrivant à combiner tout ce que les 2 genres peuvent offrir de mieux pour un résultat détonnant et unique, montrant ainsi qu’il est toujours possible d’innover en partant sur des bases simples et déjà vues.
Si l’on pourra toujours pester sur quelques défauts comme le fanservice qui est quand même assez restreint par rapport à d’autres animes du genre, le chara design de l’épisode 4 qui en aura fait pleurer plus d’un ou encore le parti pris de la seconde partie de l’anime, Gurren Lagann possède tellement de qualités à coté que ces petites imperfections passent totalement inaperçues.
Mêlant un design et une animation de grande qualité, un scenario bien ficelé et toujours plus intéressant bien que très classique à la base, des musiques et scènes épiques, des personnages stéréotypés mais charismatiques, de l’action bourrée aux stéroïdes, de l’humour très bien dosé et univers démesurément grand, Gurren Lagann fait partie de ces perles du shonen qui arrivent à repousser toujours plus loin les limites du genre, à l’instar de nos protagonistes et de leur évolution dans un monde que l’on découvre en même temps qu’eux avec un plaisir loin d’être dissimulé qui repoussent toujours plus les limites de l’impossible. Do the impossible, see the invisible, RAW RAW FIGHT DA POWA !
A noter également que l’anime est licencié par Beez qui sortira le dernier volume dans quelques jours, et qu’il existe 2 films de Gurren Lagann intitulés “Gurren-Hen” et “Lagann-Hen”, qui sont des condensés de l’ensemble de la série mais offrant tout de même des scènes inédites de toute beauté.


Ping : Tengen Toppa Gurren-Lagann | MAZ